AHMED BEN DHIAB A.B.D. PRODUCTION

BEN DHIAB AHMED

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Le chant qui recoud les mondes
On entre dans la voix de ce chanteur comme on entre dans une cathédrale: même majesté, même amplitude, même rythme des colonnes porteuses, même légèreté au sommet de l’espace ouvert soudain éclairé par les anges des vitraux. Même mono-tonie splendide qui n’est pas monotonie mais épanouissement mesuré et tout à la fois démesuré d’une architectonie vigoureuse, de nature mentale et vocale comme si l’esprit puisait dans la voix et vice-versa. Etonnant Ahmed Ben Dhiab qui ne chante de psaumes d’Islam, qui ne prête à la parole soufie - si profonde, si mystérieuse, si brûlante d’intériorité ravagée - la puissance de son thorax que pour affirmer, dans un scintillement stellaire, la convergence de toutes nos aspirations d’une rive à l’autre, d’une civilisation à l’autre, mais aussi d’une musique à l’autre. L’homme est un quêteur d’unité et, pour Ahmed Ben Dhiab, l’unité ne peut être rejointe véritablement que par les chemins de l’art - qui sont de l’âme. Rilke, le Rilke des “Elégies de Duino” a, selon son propre aveu, emprunté l’Ange formidable et terrible de son poème majeur à l’inspiration coranique. Rilke aurait aimé, voix et intention, le chant noir et doré d’Ahmed qui dit la splendeur intime de l’Esprit et, ce faisant, qui recoud les mondes.

Salah Stétié poète et écrivain



Ces envoûtements sont d’autant plus humains qu’ils jaillissent du dialogue. Le langage chanté d’Ahmed Ben Dhiab est parole, la musique électronique de Ruggero Tajé est langage. Le dialogue se donne, ici et maintenant. L’écoute, elle, ne connaît ni limite ni frontière si elle est ouverte et consentante. L’écoute [sama’ en arabe] se fond dans l’extase. Humanité primordiale, mais jamais plus actuelle. Jamais mémoire humaine n’a été plus présente, ici et maintenant.
Que nous est-il proposé? Ce qui nous concerne au premier chef. Le dialogue entre Ahmed Ben Dhiab et Ruggero Tajé nous concerne directement, nous, qui que nous soyons. Il se situe, ce dialogue, aux sources. Ne vous y trompez surtout pas; ces sources-là n’ont de sens qu’au plus profond de l’actuel. Pourquoi? Écoutez plutôt!
Ahmed Ben Dhiab et Ruggero Tajé révèlent à l’individu éphémère sa permanence. Ils sont notre dialogue amoureux avec l’espèce humaine.

Rodrigo de Zayas écrivain



Quand il chante les poètes, il est soudain possédé par leur voix toujours vivante. Il devient Ressusciteur. Ce n’est pas lui qui chante mais une voix. Une voix qui appartient à la grande voix des hommes.
[...] Il est l’hériter, le réincarné dans la voix, le possédé anonyme des poètes soufis et anté islamiques.

Serge Pey poète 



...Alors la voix se fait braise d’amour, partage substantiel du sens et du son, évidence d’une singularité qui puise dans les rencontres, en particulier autour et avec la Méditerranée, le bon grain énergumène de l’incantation, ne serait-elle un jour qu’une seule syllabe mystérieuse, et inconnaissable, éperdument fleurie du plexus aux lèvres, transmuée colombe dans l’espace et le temps...

Ghislain Ripault écrivain   



Chantant les poètes, et en priorité le grand Al Hallaj, Ahmed Ben Dhiab reprend à voix porteuse de résurrection tout l’élan magnifique, envoûtant, d’une parole mystique abouchée à la source de la lumière divine. Le chant d’Ahmed Ben Dhiab est celui de notre sagesse ancestrale. Il vient de l’Age d’or de notre histoire. Il contient les palpitations des reliefs de notre terre et de notre mémoire, déserts et ergs, steppes et rives, campements nomades et harmonieuses cités. Lorsqu’il donne le choral de ses prières musiciennes aux vers admirables d’Al Hallaj, il emporte et ouvre le ciel pur dans l’esprit du pèlerin endolori. Mais un écho qui remonte à plus loin que la station mystique du poète reconduit sa voix tournoyante, troublante, vers d’autres époques et d’autres espaces, et jusqu’aux litanies pharaoniques de Ruth, la Mort, traversant ses pénombres, ses cendres, et ses eaux de nuit. Et, en même temps, l’Afrique, mère du soleil et de la danse aérienne, apparaît sous la forme que nous connaissons le mieux de son art nostalgique, le jazz du Duke ou d’Ella renversant l’ombre dans les caniveaux du Memphis d’aujourd’hui.
 
Moncef Ghachem poète et écrivain



L’art musical d’Ahmed Ben Dhiab propose un périple aux haltes toujours inattendues. Qu’il remonte le cours de l’histoire vers les sources de sa propre tradition savante ou qu’il pérégrine dans les diverses contrées où s’effectuent les avancées de la musique vivante d’aujourd’hui, la singularité est chaque fois au rendez-vous, fruit mûr d’un métissage pensé et travaillé, ouverture généreuse, synthèse créatrice. La composante de la voix se consacre, quant à elle, à restituer le souffle brûlant de la poésie soufie, à la manière d’un muezzin profane touché par la grâce. Une musique du partage, donc, attelée à la mémoire de ce que les hommes ont en commun depuis les origines, et qu’ils ont souvent oublié.

Abdellatif Laâbi poète



Au commencement fut la voix. Humaine. Vibrante. Traduisant les brûlures intérieures de l’être. Intérieure comme un voyage au fond de soi. Invocation mystique. Appels comme des prières. L’espace rempli de la vastitude du chant, dans l’ivresse de la beauté. Extase. Transe. Absence. Et retrouvailles avec l’aérienne musique planante, légère, douce comme des caresses pour calmer la tourmente de l’âme, inquiète depuis la nuit des temps. Ahmed Ben Dhiab chante en berçant le silence, celui des mosquées et des cathédrales, avec des rythmes audacieux, innovateurs, défiant la musique arabe classique, ses modes rigoureux, pour la mêler pleinement dans la modernité musicale contemporaine. Il la bouscule en dynamisant la rythmique et en lui ouvrant l’espace de la recherche et de la rencontre internationale. D’où cette ouverture et ce vrai dialogue heureux, avec cette palette musicale,  qui ne craint ni le jazz ni la musique indienne, dans une liberté louable. Ahmed Dhiab réussit cet exploit de faire de son chant une célébration du langage musical qui soumet la tradition vocale arabe et musulmane ancestrale à l’acoustique la plus récente dans ses performances électroniques et technologiques menées si magiquement par Ruggero Tajé. Se mêlent ainsi Orient et Occident, tradition et modernité pour le bonheur de l’oreille et de l’âme.    

Tahar Bekri poète



Ahmed Ben Dhiab a la science, le cœur et le magnétisme d’un grand maître, ce qui fait de lui un des rares vocalistes chanteurs du monde arabe actuel. Artiste inspiré, il façonne à son gré la poésie qu
il chante par des improvisations modales agencées et subtiles avec une voix généreuse et poignante d’une parfaite précision. Le maître Ahmed Ben Dhiab explore et réinvente l’art vocal et le chant arabe à travers différents modes de l’esthétique musicale orientale et autres, célébrant les plus beaux textes de la poésie arabe.  
Avec la complicité de Ruggero Tajé, compositeur de musique électronique, qui élabore avec finesse des atmosphères et paysages sonores si singuliers qui s
articulent et dialoguent harmonieusement avec toute létendue et les modulations de la voix. Une voix souffle aux multiples couleurs, registres et timbres.
Avec diverses formations, Ahmed Ben Dhiab avec de solistes d
exception, il offre  un concert dévocation, plein démotions. Une belle et rare rencontre de lorient et de loccident.
Le maître Ahmed Ben Dhiab privilégie avec maîtrise et majesté l’art vocal et le chant soufi arabe.
Il faut l’entendre pour comprendre ce que spiritualité veut dire. Une voix pure et émouvante, modulant à l’infini avec extreme finesse et sensibilité les plus belles arabesques du chant oriental. Une célébration des plus beaux textes de la poésie mystique arabo-musulmane de: Hallaj, Ibn Arabi, Rumi, Rabia...
... Sa voix ne chante pas de la poésie, elle est poésie, souffle poétique. Elle a pour mission de nous élever et nous rapprocher à la plus haute expression du beau et de l’extase.





 



 
 
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